Sans CDI

Emprunter sans CDI : indépendants, CDD, intérim

Une banque ne refuse pas un dossier parce qu'il n'y a pas de CDI. Elle refuse parce qu'elle ne sait pas lire les revenus qu'on lui présente. Un indépendant qui gagne confortablement depuis quatre ans est objectivement moins risqué qu'un salarié en période d'essai, encore faut-il le démontrer avec les bons documents, à la bonne banque.

2 à 3
exercices clos attendus pour un indépendant
15 à 20 %
d'apport, contre 10 % pour un CDI
35 %
de taux d'endettement maximal
0 €
d'honoraires avant obtention
La vraie question

Ce que la banque cherche à établir

Derrière l'exigence de CDI, il n'y a qu'une question : ce revenu sera-t-il encore là dans dix ans ? Tout le montage consiste à y répondre autrement que par un type de contrat.

01

L'ancienneté de l'activité

Deux exercices clos au minimum pour un indépendant, idéalement trois. Pour un intérimaire ou un CDD, plusieurs années d'enchaînement sans interruption significative.
02

La régularité plus que le niveau

Un revenu stable de 3 000 € passe mieux qu'un revenu oscillant entre 1 500 et 6 000 €. Si vos revenus sont variables, le dossier doit expliquer pourquoi et montrer le plancher.
03

La tenue des comptes

Sur trois mois minimum, et sur les comptes professionnels comme personnels quand il y en a deux. Aucun découvert, aucun rejet.
04

L'épargne résiduelle

Chez un profil sans CDI, c'est le premier amortisseur du risque, et souvent l'argument qui fait basculer un avis défavorable.

Une banque ne refuse pas un dossier parce qu'il n'y a pas de CDI. Elle refuse parce qu'elle ne sait pas lire les revenus qu'on lui présente.

Chaque statut a ses banques

C'est le cœur du sujet, et la raison pour laquelle démarcher soi-même trois agences donne rarement un bon résultat. Les grilles internes diffèrent beaucoup d'un établissement à l'autre : certains ne financent pas les créations de moins de trois ans, d'autres ont un service dédié aux professions libérales, d'autres encore traitent favorablement les intérimaires du bâtiment mais pas ceux du spectacle.

Nous savons laquelle de nos partenaires accepte votre configuration, et sous quelles conditions. Le dossier part avec une note explicative qui reconstitue vos revenus et anticipe les objections plutôt que d'attendre qu'elles arrivent. C'est une part importante de notre activité, pas une exception que nous traitons de temps en temps.

Un refus n'est jamais définitif, mais il laisse une trace dans votre dossier. Mieux vaut ne pas multiplier les demandes en direct avant d'avoir cadré la stratégie.

Estimer votre capacité avant le premier rendez-vous

Pour un indépendant, saisissez dans le simulateur de capacité d'emprunt non pas votre chiffre d'affaires ni votre dernier exercice, mais la moyenne de vos deux ou trois derniers revenus nets imposables. Vous obtiendrez un ordre de grandeur proche de la lecture que fera la banque.

Puis parlons-en : c'est le type de dossier où un échange de vingt minutes fait gagner des semaines, parce qu'il permet d'identifier tout de suite le point qui va coincer.

Questions fréquentes

Deux exercices clos constituent le seuil habituel, trois rassurent nettement. Certaines banques acceptent un seul bilan lorsque l'activité prolonge un métier exercé auparavant en salariat, avec des revenus comparables. En dessous, le dossier ne se joue plus sur les bilans mais sur l'apport et l'épargne : il faut alors compenser le manque de recul par du concret.

Rarement celui que vous avez en tête. Le plus souvent, une moyenne des deux ou trois derniers exercices, la plus faible année pesant parfois davantage. Selon le statut, la base est le bénéfice, la rémunération de gérance, ou une combinaison des deux. Un exercice en forte progression est un atout, mais il ne sera pas retenu seul : c'est la régularité qui compte.

Oui, à condition de démontrer une continuité. Ce que la banque cherche, ce n'est pas la nature du contrat mais l'absence de trou dans les revenus : plusieurs années d'enchaînement de missions dans le même secteur, avec des relevés qui le confirment, valent mieux qu'un CDI de trois mois. Certains métiers en tension et le secteur public en contrat à durée déterminée sont regardés plus favorablement.

Dans les faits, oui le plus souvent. Là où un salarié en CDI peut financer avec 10 % d'apport, un dossier sans CDI se présente plus confortablement à 15 ou 20 %. Ce n'est pas une règle affichée mais un levier de négociation : chaque point d'apport supplémentaire réduit le risque perçu et ouvre l'accès à des banques qui auraient refusé le dossier.

Le statut professionnel n'a pas d'incidence directe sur l'assurance : c'est l'état de santé et la profession exercée qui comptent. En revanche, une profession classée à risque ou un antécédent médical peuvent entraîner une surprime ou une exclusion, et c'est parfois là que le dossier se bloque, pas sur le crédit. Il vaut mieux traiter ce point en parallèle du financement, jamais après.

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